Faire de la politique autrement, différemment, suppose une méthode différente. Nous sommes attachés aux droits de l’homme, à la liberté individuelle, aux principes républicains mais n’avons pas de dogme en matière politique, économique ou sociale. Nous sommes attachés à la recherche de l’intérêt général, à l’adhésion du plus grand nombre aux projets politiques, aux réformes proposées.
Notre conviction est que les idées, les projets, les énergies dont notre société a besoin existent, sans pour autant être utilisés, et ce en raison d’un système politique hyper centralisé. Centralisme hiérarchique, car finalement peu de choses se font sans l’aval des ministères ou des chefs de partis nationaux ; centralisme personnel car les élus locaux concentrent systématiquement le pouvoir sur eux-mêmes (ainsi le pouvoir en agglomération lyonnaise est-il entre les mains du président du Grand Lyon, de son cabinet, de hauts fonctionnaires et de quelques rares élus sur lesquels il s’appuie).
Malgré nos difficultés collectives persistantes, on continue de penser que les idées tombent d’en haut (en l’occurrence des élites technocratiques) et qu’elles pourront résoudre tous les problèmes. On ne compte plus les réformes sans lendemain, les grandes actions à faible impact ou les projets retirés en raison « d’erreurs de communication ».
Nos élus sont mal élus (taux d’abstention croissant), et il ne peuvent guère s’appuyer sur des corps intermédiaires (syndicats) peu représentatifs (seuls 8% des salariés français sont adhérents à un syndicat et les élections professionnelles mobilisent peu de salariés). Nos élus sont donc réticents aux processus de concertation ou de consultation susceptibles de remettre en question leurs projets et leur légitimité.
Nos propositions :
- Toutes les politiques publiques devront faire état des objectifs qu’elles cherchent à atteindre.
- Toutes les politiques publiques devront présenter des critères et des indicateurs permettant de mesurer régulièrement la capacité à atteindre l’objectif. Ces critères devront être élaborés à l’aide d’une concertation la plus large possible.
- Toutes les politiques publiques devront être évaluées selon les critères définis, de façon transparente, compréhensible par les citoyens. L’aide des acteurs associatifs sera requise pour réaliser ces évaluations.
L’expérimentation sera une véritable méthode d’action politique et seule la réussite de l’expérience menée permettra son élargissement ou sa généralisation. Les élus devront accepter l’échec comme un passage parfois nécessaire pour faire les choix les plus efficaces possibles.